Développement durable
Un doudou bio du désert
pour protéger les océans
D’un côté, un vaste désert de sable, où la substance la plus précieuse est l’eau. De l’autre, l’immense étendue d’eau de nos océans. Quel rapport y a-t-il entre ces deux univers, apparemment si différents ?
En lançant l’opération « doudou bio » en faveur du développement durable, Weleda a eu l’idée d’associer deux initiatives exemplaires aux plans environnemental et social : la communauté de Sekem, à l’origine de la culture bio-dynamique en Egypte et la fondation Maud Fontenoy, qui oeuvre en faveur de la protection des océans. Les bénéfices de la vente du doudou, réalisé en coton bio d’Egypte et cousu main à Sekem, sont entièrement reversés à la fondation Maud Fontenoy. Le but de cette opération 100% équitable : cofinancer un projet pédagogique de sensibilisation des collégiens français à la biodiversité marine et aux méfaits de la pollution des mers par les déchets plastiques.
Le miracle du désert
Il n’est rien de plus inculte que le désert. Et pourtant… A 60 km au Nord du Caire, à la limite Est du delta du Nil, là où il y a 33 ans encore, s’étendait à perte de vue une mer de sable aride et sans vie, se déploient aujourd’hui soixante-dix hectares de champs fertiles : des cultures de plantes médicinales, de fruits et de légumes, bordées d’eucalyptus et de lilas de Perse. Tout est bio et il y a même des vaches. Trop beau pour être vrai ? Ce qui ressemble à un conte des mille et une nuits est pourtant une réalité bien tangible. Cette oasis prospère et foisonnante de vie s’appelle Sekem, d’un ancien hiéroglyphe égyptien qui signifie « la force de vie du soleil ».
La vision d’un homme inspiré
A l’origine de ce prodige : Ibrahim Abouleish, un homme visionnaire, courageux et opiniâtre, avec une bonne dose de talent et d’audace. Sa vision : créer un lieu de vie. Et faire bénéficier son pays natal, l’Egypte, de l’expérience et des connaissances dont il s’est enrichi en Europe. Il a étudié la chimie et la médecine en Autriche, où il a fondé une famille et débuté une carrière prometteuse dans l’industrie pharmaceutique.
Vingt années au cours desquelles Ibrahim Abouleish assimile la pensée européenne, aussi bien aux plans scientifiques que culturels. Il se passionne pour la musique classique, la pensée de Goethe et les idées du philosophe autrichien Rudolf Steiner, avec leurs applications en agriculture bio-dynamique, en médecine, en pédagogie et dans le domaine social. Et ce sans pour autant nier ses racines égyptiennes et musulmanes.
Au cours d’un voyage en Egypte en 1975, il a un choc en constatant l’état désastreux dans lequel se trouve son pays à tous les niveaux, démographique, sanitaire, environnemental, politique et social. Il décide alors d’y revenir en renonçant à une carrière brillante et à un confort assuré. L’idée de Sekem était née.
Entre Orient et Occident
Il y a dans le monde des projets au service de nouvelles formes de vie qui sortent des sentiers battus. Sekem est de ceux-là, avec des apports tout à fait novateurs aux plans agricole, pharmaceutique, éducatif, économique et social. Mais l’histoire de Sekem, intimement liée à la biographie d’Ibrahim Abouleish, est si riche qu’il est impossible de la relater en quelques lignes. Elle a d’ailleurs fait l’objet d’une autobiographie (voir encadré) préfacée par Pierre Rhabi, qui parle du fondateur de Sekem comme d’un « homme passerelle » entre l’Orient et l’Occident. Et lui-même est convaincu que sans une étroite collaboration entre des hommes de tradition égyptienne et de savoir-faire européen, Sekem n’aurait pas pu voir le jour.
Un développement continu
Initiative aux ramifications multiples qui s’est d’abord construite autour d’un projet agricole, éducatif et social, Sekem s’est enrichi de plusieurs manufactures au fil du temps.
De la fabrication de médicaments phytothérapiques à la confection de vêtements en coton en passant par la production de fruits et légumes, épices, céréales et oléagineux, les activités économiques de Sekem couvrent un large spectre. Et bien entendu, tout est basé sur des matières premières cultivées en biodynamie, soit sur les terres de Sekem, soit par des partenaires respectant le même cahier des charges. Aujourd’hui, ces activités fournissent
du travail à 2000 personnes, au sein d’un réseau exemplaire. Sekem a également construit sa propre école avec un jardin d’enfants, un centre de pédagogie curative et un institut de formation professionnelle. A cela s’ajoute l’Académie d’Héliopolis, qui dispense des formations de niveau universitaire dédiées à la recherche et au développement durable.
La culture bio du coton
La production de coton bio est sans doute l’une des plus grandes réussites de Sekem, obtenue au prix de grands efforts et avec des retombées dépassant largement le périmètre de l’oasis. Par son caractère exemplaire, elle a eu un impact décisif sur la culture cotonnière dans le Delta du Nil, en démontrant que celle-ci est possible et rentable sans le recours à des pesticides. Au départ, on ne cultivait à Sekem que des plantes médicinales, des fruits et des légumes. Mais ces cultures bio furent mises en péril par les épandages de pesticides par avion commandités par l’état égyptien dans le but d’éradiquer les nuisibles du coton.
Décidé à convaincre les autorités de renoncer à ces poisons, Ibrahim Abouleish rechercha des alternatives. Un véritable défi, en regard des nombreuses espèces d’insectes qui ravagent habituellement le coton et se multiplient de façon effrayante dans les pays chauds.
Lutte biologique et compost bio-dynamique
Conseillé par des entomologistes et des spécialistes de la lutte biologique, Ibrahim Abouleish met au point une alternative naturelle efficace : des pièges à phéromones et autres appâts inoffensifs pour l’homme pour capturer efficacement jusqu’aux plus redoutables de ces nuisibles comme les papillons de nuit Spodoptera et Pectinophora.
Après plusieurs essais, les résultats sont convaincants, avec un pourcentage de dégâts inférieur à celui obtenu par la méthode conventionnelle. Et associée à la bio-dynamie pour la fertilisation des sols, la méthode de lutte biologique augmente le rendement des récoltes de 10%.
Ce dénouement fait parler de lui lors du premier congrès international du coton biologique au Caire en 1993, relayé par la télévision égyptienne. On décrète finalement l’arrêt des épandages massifs de pesticides. A l’heure actuelle, Sekem a de nombreux partenaires producteurs de coton dans le delta du Nil. Une belle réussite à la fois sur les plans
économique, écologique, sanitaire et social.
Ibrahim Abouleish : prix nobel alternatif pour Sekem
En 2003 Ibrahim Abouleish s’est vu décerner le Prix Nobel alternatif (Right livelihood award) pour Sekem, reconnu comme un modèle original pour une société saine au vingt-et-unième siècle. Ce prix renommé, créé par le suédois Jakob von uexhüll, récompense les personnes et les organisations qui se distinguent par des alternatives exemplaires sur le plan social, écologique ou économique, relevant les défis urgents du monde actuel. Cette année, le Prix Nobel alternatif fête son trentième anniversaire.
offrez ce
doudou bio
En achetant ce doudou en coton 100% bio-dynamique et équitable, vous soutenez la communauté de Sekem en Egypte qui a produit ce jouet, ainsi que l’initiative de Maud Fontenoy pour la protection des océans et de leur littoral.
Une opération sans bénéfice pour Weleda
Ce doudou est vendu en France à 10 € dont 2,33 € reviennent au producteur Sekem et 5 € sont versés à la fondation Maud Fontenoy, le reste couvrant les frais extérieurs (dont le conditionnement par un établissement et service d’aide par le travail), le transport et la tva. Weleda prend entièrement à sa charge les frais de fonctionnement de tous ses services internes impliqués dans ce projet.
Où trouver le doudou ?
dans tous les points de vente qui ont choisi de participer à l’opération « doudou » lancée par Weleda. Pour en savoir plus sur cette opération et trouver un point de vente près de chez vous : www.doudoubio2010.fr
La culture conventionnelle du coton
se fait à grand renforts de pesticides, ce qui met en péril l’environnement et la santé des ouvriers agricoles. A cela s’ajoutent les traitements et teintures chimiques que subissent les fibres de coton, polluants pour l'environnement et allergisants pour la peau. De culture bio-dynamique, le coton de Sekem est traité avec des adjuvants recyclables et des teintures exemptes de métaux lourds. Vous pouvez voir la fabrication du doudou bio de Weleda en vidéos sur le site
www.doudoubio2010.fr
Weleda s’associe
à Maud Fontenoy
La mer pour berceau
Elle a tout juste une semaine lorsque ses parents l’emmènent voguer sur la goélette familiale.
Elle y passe les quinze premières années de sa vie, au grand large, à l’école de la mer. Avec au programme : l’apprentissage de la navigation et la découverte de la nature et des vastes océans du globe, en plus de la scolarité qu’elle suit par correspondance. Après une escale à terre d’une dizaine d’années avec un début de carrière dans l’immobilier, l’appel du large se fait sentir.
A vingt-cinq ans, elle décide de concrétiser ses rêves et repart sur les océans pour des aventures sportives à la rame et à la voile.
Navigatrice intrépide
En 2003, elle effectue la traversée de l’Atlantique Nord à la rame, en solitaire et sans assistance.
Une première féminine qu’elle boucle en 117 jours. En 2005, elle réussit le même pari fou dans le Pacifique entre le Pérou et Tahiti, sur les traces de Gérard d’Aboville, qu’elle admire depuis son adolescence. Enfin, en 2006, Maud s’élance de l’île de la Réunion pour son tour du monde à contre-courant qui s’achèvera 150 jours plus tard, après 3 caps franchis et un démâtage terrible dont elle se sort in extremis.
Ambassadrice des océans
Ses différents voyages lui ont ouvert les yeux sur l’état de la planète et sa vulnérabilité.
Touchée par ce qu’elle a vu et vécu, Maud Fontenoy décide de mettre toute sa volonté et son énergie au service de la sauvegarde des océans et du littoral. Elle se fait l’ambassadrice des mers du globe et entreprend de sensibiliser le grand public, les entreprises, les écoles et les pouvoirs publics sur l’urgence des mesures de leur protection. Une protection qu’elle sait indispensable à l’équilibre de la vie sur Terre et donc à notre santé. Elle crée sa fondation en 2007 pour sensibiliser les enfants et toute la jeune génération à la connaissance du milieu marin. Parce que les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Aujourd’hui, à trente trois ans, Maud Fontenoy est porte-parole de l’Unesco et du Réseau Océan Mondial pour les océans, vice-présidente du Conservatoire national du littoral et ambassadrice du Défi pour la Terre, lancé par l’ADEME et la Fondation Nicolas Hulot.
Maman éco-responsable
Lorsqu’elle est à terre, Maud vit à Marseille avec son petit Mahé, né en 2008 à l’île de la Réunion. Elle mange bio, utilise les produits ménagers les moins polluants possibles, roule dans une voiture hybride et voyage en train, a peint les murs de sa maison avec des peintures écologiques, achète des produits locaux, évite les emballages superflus… Et pour son enfant, elle ne jure que par la gamme bébé Weleda au Calendula. Une affinité naturelle qui a conduit spontanément Weleda et Maud Fontenoy à se rapprocher, en toute simplicité. Une rencontre placée d’emblée sous les auspices de valeurs communes, et d’où a émergé un projet d’envergure au service de la préservation des ressources de la planète : créer un doudou en coton bio issu du commerce équitable pour financer un projet pédagogique au service de la protection des océans.
Le projet pédagogique
Dans le cadre de l’année mondiale de la biodiversité, en 2010, la Fondation Maud Fontenoy va mettre à la disposition des élèves de 7031 collèges de France un kit pédagogique avec CD-Rom interactif et poster sur le thème de la biodiversité marine. Ce programme s’adresse à des classes de 6e sur deux ans. Il bénéficie du soutien de l’Education Nationale, des scientifiques de l’UICN et de l’IFREMER et de ses partenaires, dont Weleda.
En achetant le doudou en coton bio lancé par Weleda dans l’un des points de vente partenaire de l’opération, vous contribuez à la réalisation de ce projet.
Pour en savoir plus : www.doudoubio2010.fr et
L’invasion des océans par les déchets plastiques
Des quantités effarantes de déchets plastique envahissent les océans et les littoraux du monde entier. Dans le pacifique nord, les courants auraient concentré une surface de déchets plastique supérieure à la superficie de la France ! Or ces débris constituent une grave menace pour d’innombrables animaux marins et oiseaux de mer, qui les ingèrent ou en sont piégés. Il est urgent de modifier nos comportements pour réduire cette pollution aux conséquences dramatiques pour l’avenir de la planète.
La Maud Fontenoy Fondation se bat pour sensibiliser la jeune génération à la protection des océans et du littoral en organisant des opérations comme la journée des plages en été 2010 et en informant les écoliers sur la biodiversité marine. C'est en s'informant que l'on connaît et c'est en connaissant mieux les choses que l'on se bat ensuite pour les protéger.